13 février 2020

Home sweet work

Pendant la grande période de grève et de ses aléas tels que le RER bondé et bloqué tous les matins ou les bouchons interminables, beaucoup ont pu expérimenter pour la première fois ou découvrir davantage les joies du homeworking. Il s’avère que le homeworking est depuis quelques années devenu très populaire au sein des entreprises. Selon une étude réalisée par Malakoff Médéric Humanis en février 2019, 29% des salariés télétravaillent six à sept jours par mois. De plus, 71% des Français y sont favorables.

On comprend pourquoi le homeworking attire tant les employés, qui seraient d’ailleurs en moyenne interrompus 150 fois par jour en openspace contre moins de 50 fois en télétravail.

 

Le Homeworking, carburant de productivité ?

Nombreux sont les avantages du homeworking, certaines personnes aspirent vraiment à ce mode de vie et de plus en plus s’y convertissent pour plusieurs raisons. Ceux proches de leur vie familiale choisissent ce modèle pour le bien-être de leur équilibre vie professionnelle et vie personnelle. Moins de fatigue et moins de perte de temps, sentiment d’avoir eu une journée productive, sont autant d’avantages que la liberté qui s’offre aux télétravailleurs : ils en profitent pour voyager partout, habiter un an en Amérique latine, un an en Norvège… Sans compter le sentiment d’autonomie qui motive en général les homeworkers, et leur permet d’être plus satisfaits à la fin de la journée.

Cette pratique marche tellement bien que certaines offres d’emploi sont maintenant proposées directement en télétravail. Comme Indeed, qui a créé un nouveau format d’annonces appelé « Working from home ». Cela permet d’éviter ce temps d’adaptation qui peut être très flou lors des débuts dans une nouvelle entreprise.

homeworking

Des entreprises SDF 

A l’ère de la tech et des outils de communications ultra performants en entreprise, certaines d’entre elles n’investissent même plus dans des locaux ! Et cela leur est vraiment bénéfique : ces investissements qu’elles ne mettent pas dans des bureaux sont utilisés pour les outils de communication adéquats au télétravail, aux déplacements et même l’organisation de séminaire et team building pour créer du lien entre les collaborateurs. On les appelle les entreprises « full remote » ou « télétravail intégral ».

En effet, des sociétés comme Buffer ou BoondManager sont pionnières en 100% remote.

Buffer a une équipe de 90 personnes entièrement répartie et travaillant dans 15 pays à travers le monde. Elle travaille pour aider ses clients à développer leurs marques et à développer leurs activités sur les réseaux sociaux. Les employés sont très libres, hyper-productifs et couvrent tous les fuseaux horaires, ce qui leur permet de garantir une réponse à 80% des emails de leurs utilisateurs en moins d’une heure.

Idem pour BoondManager, tous les collaborateurs de l’entreprise sont en télétravail à domicile.  Son co-fondateur, Anthony Lambert, explique comment ce choix lui a permis de développer le sentiment d’appartenance en travaillant sur la raison d’être de l’entreprise, sur des rituels, des outils et la posture managériale.

D’autres entreprises sont encore en « process » mais tendent aussi à devenir full remote comme Platform, une entreprise 2.0 offrant des solutions d’hébergement Cloud en continu. Elle comprend 140 employés dont 70 en télétravail partout dans le monde.

De plus, beaucoup de start-ups voient le jour grâce au développement du homeworking, comme Slack par exemple, qui est une plateforme de travail collaboratif. Elle permet de regrouper les personnes et les informations dont vous avez besoin pour travailler. Les deux dernières entreprises mentionnées l’utilisent d’ailleurs comme bureau virtuel.

travel

Le Homeworking, une nouvelle branche du RSE

D’autres bienfaits du homeworking ne sont pas à prendre à la légère. De grandes entreprises américaines ont fait du travail à distance une partie intégrante de leur politique de responsabilité environnementale et en ont mesuré l’impact. En favorisant le travail à distance, Dell, Aetna and Xerox ont réduit leurs émissions de gaz à effet de serre de 95 294 tonnes, ce qui équivaut à retirer 20 000 voitures de la circulation. Les Franciliens sont conscients des bénéfices environnementaux du télétravail : 83% affirment que le travail à distance est une bonne chose pour réduire les embouteillages. Ne faudrait-il pas inciter les entreprises françaises à proposer plus souvent ce mode travail notamment pour des raisons d’efficacité mais aussi environnementales ?

Alors, c’est décidé, demain vous demandez à travailler de chez vous ?

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