18 juin 2020
Dans Tendance,

Petits mais tout aussi responsables !

Il est commun de croire que les grands groupes ont plus de moyens que les petites entreprises pour inclure une stratégie RSE dans leurs activités ; mais quels que soient son secteur d’activité ou sa taille, l’organisation peut intégrer dans ses activités et dans ses relations (salariés, fournisseurs, clients, société civile, pouvoirs publics, investisseurs…) des dimensions sociales, environnementales et économiques.

 

La RSE se démarque

L’intégration de la RSE est source d’innovation pour l’entreprise (innovation managériale, organisationnelle, de process, technique, conduite du changement…). C’est également un facteur de démarcation sur des marchés toujours plus concurrentiels et une manière de mieux répondre aux attentes des consommateurs progressivement plus exigeants.

Comme d’autres produits de grande consommation, les cosmétiques doivent changer pour répondre des enjeux sanitaires. C’est la conviction d’Anne-Marie Gabelica, avec oOlution, ses 13 salariés, 800 000 euros de chiffre d’affaires et une trentaine de produits. Elle s’est attachée à créer des soins à partir d’ingrédients naturels et bio. Pour s’assurer de la traçabilité de ses produits et analyser leur cycle de vie, elle s’est appuyé sur l’Agence de la transition écologique Ademe avant même de déposer les statuts de son entreprise. Afin de déconstruire les croyances des utilisateurs, elle rédige des articles sur le blog d’oOlution pour décrypter les ingrédients utilisés dans les cosmétiques et donner des conseils. On apprendra même que le terme de produit naturel n’est pas réglementé et ne veut rien dire ! oOlution inclut même un système de consigne : dans chaque commande est glissée une enveloppe réponse T pré-affranchie pour le retour des flacons usagés. Elle se charge ensuite de les faire laver par des personnes en situation de handicap.

D’autres entreprises se sont aussi lancées dans la RSE en misant sur la partie sociale et organisationnelle. Implanté près d’Auxerre (Yonne), Mobil Wood est un fabricant de mobilier en bois pour magasins bio. Composé de 70 personnes et avec 12 millions d’euros de chiffre d’affaires, il s’est transformé en une nouvelle structure : l’holacratie, déclinaison en quelque sorte de la démocratie dans l’entreprise. L’holacratie mise sur l’intelligence collective en supprimant les petits chefs. L’entreprise fonctionne par cercles plutôt que par services et remplace les postes par des rôles. Leur vision était de rendre l’entreprise plus résiliente en favorisant la réalisation de chacun. Pour ce faire, l’entreprise a fait appel à un cabinet de conseil, iGi Part­ners. Aujourd’hui, Mobil Wood se sent comme une entreprise « libérée ». Dans la continuité de cette démarche, les salariés ont suivi une formation sur le « développement humain » et qui insiste sur l’importance de donner à leurs collègues des « signes de reconnaissance ».

RSE

La RSE, une activité à part entière

À ce jour, de nombreuses sociétés, parmi lesquelles de grands groupes tels que Danone, ont fait part de leur intention de devenir des « entreprises à mission », mention désormais accolée à la forme juridique. Terra Hominis en fait partie, bien qu’elle soit une PME. Sa mission est de « préserver ce qui fait la force des vignobles français, la diversité des vignerons, en créant du lien entre les amateurs de vin et les vignerons et ainsi dynamiser les territoires ruraux ». Cette disposition permet aux entreprises d’ajouter une raison d’être à leur raison sociale, tout en affichant un autre but que le seul jusqu’ici exigé de toute société commerciale : dégager des bénéfices financiers.

Mais ce statut ne peut être qu’une étiquette de plus, il faut que cette volonté de devenir une entreprise à mission naisse d’une ambition profonde. La démarche est simple à réaliser à partir du moment où on la vit sincèrement, comme l’explique Geneviève Férone-Creuzet, cofondatrice et dirigeante de Prophil, cabinet spécialisé dans l’accompagnement de la politique RSE des entreprises.

Certaines sociétés n’ont pas forcément besoin de s’inscrire dans ce statut pour y être reconnue. Elles portent déjà en elles la valeur d’enrichissement humain. C’est le cas de Recommerce, spécialisée dans le reconditionnement et la vente des téléphones portables. Installée dans le Val-de-Marne, l’entreprise emploie 87 salariés et réalise 70 millions d’euros de chiffre d’affaires. Côté marchandise, Recommerce a collecté et reconditionné plus de 3 millions de téléphones portables. L’entreprise exporte dans 24 pays et a ouvert un bureau aux États-Unis. Pour fabriquer un téléphone portable, il faut 100 kg de matière première et l’émission de 56 kg de CO2. L’avantage écologique du réemploi est vite calculé ! Son circuit commercial est maintenant bien rodé. Mais l’entreprise s’efforce toujours de convaincre des vendeurs grand public de se convertir à la vente de smartphones reconditionnés. Il est vrai que bon nombre de consommateurs sont encore timide quant à l’achat d’un smartphone reconditionné, mais depuis cette année, la première préoccupation des acheteurs de téléphone reste le juste prix, et la seconde est l’engagement écologique passant devant la qualité. Un pas est franchi. Les consommateurs souhaitent désormais acheter des produits plus respectueux de l’environnement.

 

 

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Eh oui ! Aujourd’hui, c’est la journée mondiale de l’environnement. Une journée pour nous rappeler que l’environnement est une condition sine qua non de notre existence. 🌱 Qu’est ce que l’environnement ? C’est l’ « ensemble des éléments et des phénomènes physiques qui environnent un organisme vivant, se trouvent autour de lui » (source : CNRTL). L’organisme vivant ne peut vivre sans environnement. Tout comme l’environnement ne peut vivre sans organisme vivant. Mais si l’un prend le pas sur l’autre, nous risquons un grand déséquilibre qui peut être dangereux pour les deux parties. 🌱 Le confinement a eu de bon qu’il nous a montré qu’en réduisant notre activité, notre environnement se portait mieux et nous le rendait bien (animaux dans la ville, air de meilleure qualité etc..). 🌱 Récompenser nos actions écologiques du quotidien, c’est d’ailleurs possible et une application le fait très bien ! Recommerce annonce un partenariat avec @greenly_fr. Greenly est l’application qui vous aide à mesurer en direct l’empreinte écologique de chacune de vos dépenses et vous aide à faire des achats toujours plus responsables. Elle est en plus accréditée par la Banque de France ! Nous sommes ravis de pouvoir faire avancer l’écologie et l’économie circulaire avec eux ! #earth #ecologie #environnement #economiecirculaire #ecology

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À vous maintenant de franchir le pas

C’est à votre tour de passer le cap et d’inscrire cette démarche dans votre activité. De nombreuses solutions existent pour vous accompagner, participez à des conférences ou des webinars pour décrypter avec des experts les enjeux et les perspectives du pilotage de la RSE pour les entreprises d’une économie en mouvement ! Webikeo en propose plusieurs et permet même de les télécharger pour les revisionner.

Sans oublier le Petit manuel pour l’entreprise, comment agir pour le climat, écrit par Pascale Baussant. Boîte à outils à destination des entrepreneurs, il propose aussi bien des mesures faciles à appliquer (comme une moindre consommation d’encre, en réduisant le corps de la police de caractères des documents commerciaux) que des actions très engageantes, comme l’appartenance au club 1 % pour la planète, qui réunit déjà 500 entreprises ayant fait le choix de consacrer 1 % de leur chiffre d’affaires au mécénat environnemental.

Enfin, il n’est jamais trop tard pour changer mais il est trop tard pour être pessimiste. Ce qui compte, maintenant, c’est la responsabilité personnelle de chacun afin d’influencer les responsabilités à plus grande échelle. En tant qu’acteurs de l’événementiel, il est aussi plus que primordial de prendre en compte cette démarche, afin de créer les évènements de demain, aussi beaux pour l’humain que pour la planète !

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Et pour mettre ça en pratique dans les métiers de l’événementiel, ne loupez pas Le Ouaï le 25 et 26 août, webinar qui vous fournit les clés pour construire des événements plus engagés !

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